Passage à gué :
Autrefois la traversée se faisait principalement par passage à gué. Un passage à gué est simplement un endroit de la rivière où le niveau de l’eau est assez bas pour qu’on puisse traverser à pied ou, le plus souvent, à cheval.
Ce type de passage dépend fortement de la topographie du lieu et de la taille de la rivière. Il est, par définition, accessible à une partie seulement des touristes de randonnée.
Jadis, ces passages à gué étaient nombreux et très importants à tel point que sous le règne de Louis XIV une ligne de défense était implantée le long de la Semois (d’Arlon jusqu'à Monthermé) afin de surveiller et protéger ces passages stratégiques de la Semois. Cette protection des gués se faisait essentiellement par des redoutes mais aussi par des fortifications.
Aujourd’hui, subsistent quelques-uns de ces passages mais ils ne sont plus aussi fréquemment utilisés suite à la construction des ponts en dur. La plupart sont empruntés pour le débardage du bois afin d’éviter de faire parfois de grands détours pour acheminer le bois jusqu’à la route. D’autres sont empruntés principalement pour les randonnées équestres.
Leur praticabilité est soumise à la fréquence de leur passage qui représente leur principal entretien. En théorie ils ne peuvent être utilisés uniquement par dérogation de la Division Nature et Forêt de la commune concernées.
On retrouve les passages à gué essentiellement en moyenne et basse Semois. Sur certaines communes de haute Semois, la rivière, moins large, pose moins de problème de franchissement. De plus, à certains endroits elle a été curée ou bien les berges sont empierrées ce qui fait qu’on retrouve très peu ou pas de passages à gué.
Pont de claies :
Autrefois, pratiquement chaque village qui se trouvait à proximité de la Semois possédait son propre pont de claies afin d'éviter de faire un détour pour accéder à la rive opposée. Grâce à cela, les villageois pouvaient se rendre facilement sur les champs de tabac, les terres de culture, la forêt, au moulin, etc…
C’est un ouvrage saisonnier ce qui explique en grande partie sa quasi disparition de nos jours.
Aujourd'hui subsiste un dernier pont de claies à Laforêt. Ce pont à vocation touristique est installé pour les vacances d'été et est entretenu par la commune et M. Verday du syndicat d'initiative de Vresse.

Ancienne passerelle de Hour

Ancien pont de claies à Bouillon
(La gravure ci-dessous a peut-être été soumise à l’interprétation artistique de son auteur.)

Les barques :
Un autre moyen de franchir la Semois avant la construction des ponts en dur était la traversée en barque (le plus souvent du type à fond plat). Ces barques étaient dirigées par un passeur qui guidait l’embarcation à l’aide d’un « néviron », longue perche ferrée qui servait d’aviron. Ce système était gratuit et instauré par l’administration communale. On le retrouvait principalement en moyenne et basse Semois. Pratiquement chaque village avait son passeur attitré et rémunéré par l’administration communale.
Aujourd’hui, des balades en barques à fond plat sont proposées à Chiny pour le plus grand plaisir des touristes. Cette « attraction » qui autrefois avait toute sa raison pratique d’exister, est à mettre en relation avec le pont de claies de Laforêt, cité dans tous les ouvrages touristiques ou autres comme une chose à voir. Et cela marche…
Les passerelles :
Les passerelles sont des ouvrages durables, elles ne sont en général plus démontées chaque année comme l’étaient les anciennes passerelles (pont de claies,…). Souvent, une passerelle définitive succède à un pont de claies saisonnier.
La plupart des passerelles que nous connaissons aujourd’hui datent d’après la seconde guerre. En effet, beaucoup d’entre elles ont été détruites lors de la seconde guerre. La majorité ont été reconstruites sous une forme temporaire et très peu conventionnelle durant le reste des hostilités (certaines constructions seront emportées par les glaces). Mais à la fin de la guerre, les communes demandent la reconstruction définitive de leur passerelle. |