INTERREG est un programme d'initiative communautaire (PIC) qui s'applique aux zones frontalières intérieures et extérieures à l'Union Européenne.
INTERREG III (2000-2006) est une initiative communautaire mise en place pour favoriser un développement harmonieux et équilibré du territoire européen par des actions de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale.
Pour la période 2000-2006, les initiatives communautaires sont au nombre de 4 : INTERREG III (coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale), EQUAL (coopération transnationale pour combattre les discriminations sur le marché du travail), LEADER + (développement rural), et URBAN II (aide aux quartiers défavorisés). Troisième phase de l'initiative INTERREG créée en 1990, INTERREG III innove avec la coopération interrégionale entre régions non contigües, et s'inscrit très étroitement dans le processus d'élargissement. En 2004, suite à l'élargissement de l'Union européenne (UE) à 10 nouveaux Etats membres, les programmes existants ont été adaptés et de nouveaux programmes transfrontaliers ont vu le jour, impliquant les nouveaux pays limitrophes de l'Union européenne. Le nombre total de programmes opérationnels est désormais de 81.
Le programme INTERREG inclut plusieurs programmes opérationnels qui fonctionnent en principe par appels à propositions. Les dates de dépôt des candidatures varient en fonction des volets (A : coopération transfrontalière entre régions frontalières pour promouvoir des stratégies communes de développement régional, B : coopération transnationale avec participation des autorités nationales, régionales et locales pour de larges groupes de régions européennes ou C : coopération interrégionale pour l'amélioration des politiques et techniques de développement économique entre régions) concernés.
INTERREG est un programme multifonds bénéficiant des contributions du Fonds européen de développement régional (FEDER), du Fonds social européen (FSE) et du Fonds européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA).
Le financement conjoint des états membres et de l'Union européenne est indispensable. La répartition des cofinancements nationaux (état, collectivités territoriales et locales, autres partenaires) peut être librement définie entre les parties en fonction de leur capacité financière.
La contribution européenne, quant à elle, représente au maximum 50% de la part que devrait avancer chaque état membre en l'absence de concours communautaire (75% pour les zones classées en objectif 1, c'est à dire en retard de développement : la Province du Hainaut). |